Performance for 9, Lili Reynaud-Dewar (2011)

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Lors de l’exposition « De leur temps » à la HAB Galerie à Nantes. Je me suis intéressée à une oeuvre de Lili Reynaud-Dewar qui s’intitule Performance for 9. À première vue ce qui peut nous interpeller est la relation entre un support en 2 dimensions et l’objet en 3 dimensions. Cette relation peut être expliqué par le fait que dans le support en 2D l’artiste va en quelque sorte expliquer l’environnement et l’objet en 3D va prendre place dans cet environnement. C’est cette diversité de supports qui intéresse l’artiste. Elle explique même qu’en lien avec cette œuvre, elle a fait une vidéo. C’est cet ensemble de supports qui crée l’œuvre et qui est considéré ici comme une.

Je vais développer ce terme de performance qui est le point commun de nombreuses œuvres de cet artiste. Une performance est une sorte d’expérience. Cette initiative artistique est un concept qui s’inscrit dans un mouvement d’art contextuel. C’est une orientation de l’art contemporain au sein de laquelle les artistes vont chercher à sortir des lieux d’exposition et de ses formes traditionnelles pour interagir avec un environnement social, politique, du quotidien.

« Performance pour des Nombres » est le titre pour une série d’œuvres associées à des textes, des petites sculptures fonctionnant seules et des accessoires. Ces petites sculptures de nombre sont personnifiées. Les textes décrivent le fonctionnement pour un ou deux interprètes impliquant une sculpture de nombre et quelques accessoires. C’est en fait la description de comment on interagie, nous spectateur avec ce qui est présent devant nous. Les actions décrites sont une mise en scène des relations plus ou moins physiques entre l’interprète (spectateur) et la sculpture/objet.

Le travail de Lili Reynaud-Dewar se développe autour de la notion d’identité culturelle. Elle crée des liens entre sa position d’artiste et celles de différentes figures mythiques du combat pour l’égalité raciale et des revendications identitaires, et tisse entre elles des relations formelles, fictionnelles ou symboliques. C’est avec cette relation que l’on peut justifier par exemple les accessoires situés sur la sculpture.

Il y a un livre d’architecture étudiant la maison qu’Adolf Loos (défenseur du dépouillement intégral dans l’architecture moderne) avait conçue pour Joséphine Baker (est souvent considérée comme la première star noire et utilise sa grande popularité dans la lutte contre le racisme et pour l’émancipation des noirs). Cette maison n’a jamais été construite.

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